L'idéal pour seul horizon

13 novembre 2011

Appel pour Faire de l'Égalité une Réalité

Je vous invite à signer l'appel ci-dessous sur www.fairedelegaliteunerealite.com

 

Nous, militants associatifs, élus municipaux, acteurs de terrain, voulons nous faire entendre des candidats à la présidentielle. Nous n'avons pas le droit de manquer le rendez vous de 2012 pour faire enfin gagner la cause antiraciste et celle des quartiers populaires.

Nous ne nous laisserons pas avoir par les candidats à la présidentielle comme cela s'est passé pour chacune des générations de militants antiracistes qui se sont mobilisés depuis la Marche pour l'Égalité et la création de SOS racisme. Pour obtenir notre soutien il ne suffira pas d'un positionnement anti sarkozyste, anti-FN ou de promesses à la légère.

Nous soumettons nos 10 propositions concrètes et chiffrées à chacun des candidats et nous veillerons à chaque étape de la constitution des programmes des candidats et des partis si nos propositions ont bien été intégrées dans les programmes officiels puis dans les actes des gouvernements.

Parce que nous voulons faire de l'égalité une réalité, nous voulons des mesures concrètes pour lutter contre l'école à deux vitesses, l'exploitation des travailleurs immigrés, la ségrégation urbaine, les discriminations, les violences faites aux femmes, les inégalités d'accès à la justice, le chômage des jeunes sans qualification. Nous voulons renforcer la laïcité, les associations d'éducation populaire, la création culturelle et audiovisuelle des quartiers. Nous formulons 10 propositions concrètes pour faire de l'égalité une réalité.

  • Régularisons les travailleurs sans papiers !
  • Rajoutons 30% de professeurs dans les ZEP !
  • Anonymisons les candidatures de logement HLM !
  • Impliquons les entreprises dans la formation professionnelle des jeunes des quartiers !
  • Titularisons 100 000 éducateurs et animateurs pour la jeunesse des quartiers populaires et finançons les associations d'éducation populaire avec 10% des taxes sur le PMU et le loto !
  • Soutenons la création culturelle et audiovisuelle dans les quartiers avec 10% de la redevance TV !
  • Ouvrons les emplois publics aux étrangers sans discriminations !
  • Construisons des centres d'hébergement d'urgence pour les femmes victimes de violence !
  • Doublons le montant de l'aide juridictionnelle !
  • Enseignons la laïcité !

Charlie Hebdo

Le drame que suggèrent les évènements autour de Charlie Hebdo me parait clair et surtout éminemment politique. Depuis toujours, la partie la plus conservatrice de la droite, et les racistes en tête, véhiculent l'amalgame qui voudrait que maghrébin = musulman = fou de dieu.

Le pire dans tout cela, ce n'est pas que la foi de certains soit attaquée, parce que tous les jours, des caricatures sur la religion catholique, sur les opinions politiques ou philosophiques sont publiées sans qu'il y ait tel émoi, alors meme que des milliers de gens, voire des millions, partagent et croient. Le pire, c'est que la 1ere, 2e, 3e génération (voire plus) de ceux qui ont immigré du maghreb, ont intégré cet amalgame.

De la même manière que ceux qui sont "blancs" ne se sentent pas visés par des critiques sur la religion catholique, il faut désormais que l'on sépare religion et couleur de peau, origine. 

Les antiracistes doivent aujourd'hui mener un dur combat: celui de l'idéologie. Il n'est pas question ici de défendre un discriminé contre un oppresseur, mais de défendre un système de compréhension de la société, du monde, une sémantique, un vocabulaire et des concepts qui lui appartiennent.

Notre société doit se détacher de tout amalgame possible, de tout préjugé, qui ferait que tout semble évident, alors que ce n'est pas le cas. Tout caractère est indépendant, et cela doit être rappelé. 

J'apprécie beaucoup certains de mes camarades qui se sont sentis blessés et je pense à eux, mais je m'offusque lorsque je vois que ceux ci ont oublié les fondamentaux que je viens d'énoncer, et qu'ils crient au fascisme.

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La menace. (chronique sur homomicro du 31oct)

Chronique du  31 octobre 2011

 

Les débats autour des primaires socialistes, puis juste après, de la crise et d’une note économique de la France ont fait rage ces dernières semaines et ont été l’occasion pour notre président de faire une discrète mais remarquée percée médiatique préparée de longue date.

Si celui ci n’a pas parlé de sa candidature à la prochaine échéance citoyenne, il n’en est pas moins qu’il se poste, travaille son image, pour en sortir comme l’homme providentiel de 2012.

En effet : l’air assuré et parfois rassurant meme s’il est grave, Nicolas Sarkozy, souvent décrié comme l’homme qui a fait doubler la dette de la France, se pose en tant que rempart face à la crise financière mondiale. De plus, suite à une discrétion qui lui est inhabituelle, il a réussi à faire communiquer en douceur le fait qu’il est père. Pas un mot officiel, mais qui aujourd’hui en France l’ignore ?

Le second tour est quasiment posé, l’affaire serait pliée : ce sera Sarko contre François. Et les déclarations de candidature se multiplient, laissant présager une grosse division du monde politique à l’horizon 2012.

Brahim : C’est bien ça pour la démocratie ! non ?

En un sens oui car tous les Français pourront s’exprimer. Mais ce scénario laisse présager une autre vision. En 2002, la gauche partie divisée au premier tour s’est retrouvée absente du second. Et ce, pour laisser la place à un Jean Marie qui faisait honte à la France. Grande leçon électorale pour tous, cet événement est resté encré dans nos mémoires comme le jour où les sondages, les médias et la stratégie politique

Brahim : et on risque quoi là ?

Tout simplement, la fille Le Pen fait des scores élevés, car, reprenant la tradition des ligues d’extrème droite des années trente, elle adopte un discours social, pour des solutions nationalistes. Autrement dit, elle a senti que la crise sociale du pays pouvait faire pousser son parti plus près du pouvoir. J’ai moi même senti que nombre de connaissances n’avaient plus la même aversion pour le parti de la haine qu’autrefois. La seule raison : c’est parce qu’au lieu d’avoir un discours de droite pour des solutions haineuses, on remplace par un discours de gauche, mais on garde les memes solutions.

Mon avertissement est simple : ne tombez pas dans le piège et faites attention aux prochaines élections. Votez bien, en votre ame et conscience ! 

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Le Sénat à Gauche (chronique sur Homomicro du 4 octobre)

Le sénat passe à gauche, ça change quoi ?

 

Concrètement, ça veut dire que l’UMP n’a plus autant de pouvoir qu’avant. Quand elle avait la majorité au sénat, elle pouvait envisager de changer la constitution de la république, entamer de grands changements qui n’étaient possibles qu’avec l’accord des deux chambres (AN + SN). Cela veut aussi dire que le sénat peut bloquer certaines lois initiées par le parlement (momentanément puisque l’AN a le dernier mot). Mais aussi que le sénat peut établir des lois qui devront obligatoirement être soumises au vote de l’AN.

En l’espèce, la loi proposant l’ouverture du mariage homo aurait pu être adoptée par le sénat, obligeant ainsi le gouvernement à ce que l’AN l’étudie aussi et à ce qu’une commission parlementaire mixte (7 députés et 7 sénateurs) débattent du sujet. Au moins aurait on pu espérer que des députés de droite reviennent à la raison et décident de  changer d’avis après avoir débattu et échangé avec des experts. Si la gauche l’emporte en 2012, elle aura plus de pouvoirs qu’elle n’en a jamais eu, pas même Mitterrand n’avait disposé d’autant de marge.

Mais en fait, le sénat, c’est inutile ?

 

Pas tant que ça, puisqu’au cours de l’histoire, le sénat a empêché plusieurs fois des lois d’aboutir : le droit de vote des femmes, a été acquis à l’assemblée Anationale en 1919 mais bloquée par le sénat, il ne sera mis en place qu’après la fin de la 2e GM.

En ce qui concerne les LGBT, le sénat, avait en mars 99 supprimé le PACS, avant que l’Assemblée Nationale ne l’adopte définitivement par la suite. On avait du attendre plus longtemps pour l’adoption de ce premier pas vers le mariage homo. On peut imaginer aujourd’hui qu’un projet de loi lancé à la suite de la présidentielle pourrait ne plus être bloqué et donc faire avancer plus vite notre cause commune.

Y’a des sénateurs homosexuels ?

 

Ironie de l’histoire, le seul sénateur élu ayant révélé son homosexualité n’est autre que Roger Karoutchi, de l’UMP. Pour autant, sa sexualité ne veut pas dire qu’il défend la cause puisque, comme le révèle Jean Luc Romero : « (Quand) Christian Vanneste continuait à dire des horreurs sur les homos, il ne disait rien, alors qu'il avait à ce moment-là beaucoup de pouvoir.»

Si l’on considère la statistique la plus basse du nombre d’homosexuels, (5%) les sénateurs devraient être au moins 17 dans les rangs de la chambre haute. Bien sur, il faut relativiser sur le nombre apparemment peu élevé de LGBT. Ce n’est pas une question de représentativité insuffisante, c’est avant tout une histoire de coming outs, insuffisants.

J’ajoute quelques mots enfin:

Pensée émue pour Robert Badinter qui quittait à cette occasion son fauteuil de sénateur. Cet homme fut l’artisan de la dépénalisation de l’homosexualité en , par la loi du 4 août 1982, de l’article 331-2 du code pénal, hérité du code de Vichy, qui prévoyait des peines correctionnelles pour tout acte «impudique ou contre-nature». Il a depuis milité pour dépénaliser l’homosexualité partout dans le monde.

« Je n’ai pas non plus le sentiment qu’il y a une prise de conscience et une indignation suffisante à travers le monde, et même en ce qui concerne – ce qui devrait particulièrement les révolter – les communautés ou les milieux homosexuels. Je trouve inouïe l’énergie qu’on a dépensée, à juste titre, pour arriver à créer le pacs, aller vers l’égalité des droits (…), et puis quand on en arrive à ce qui est un outrage absolu, mais absolu pour moi, à la dignité, à l’intégrité de la personne, flageller des hommes, (…), en réalité pour homosexualité mais sous le prétexte de l’attentat à l’ordre public.

De quoi relativiser un peu sur notre condition française…

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30 mars 2011

Casse-toi !

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Casse-toi !


On m’a récemment conseillé un livre de Jean-Marie Périer. Celui ci s’appelle « Casse-toi ».  La couverture, largement explicite, présente le célèbre rainbow flag, annonçant les couleurs LGBT du dit bouquin.


La quatrième de couverture évoquait les histoires de jeunes adolescents homosexuels chassés de chez eux par leurs propres parents. Ici, pas de classe sociale, pas de prétendue race, pas de symptômes. La Haine surgit de nulle part, l’intolérance est omniprésente dans une société que l’on croyait ouverte, désertée par l’homophobie.


Cet ouvrage, ces récits, ces intolérances sonnent toutes comme des remémorations de toute la haine, toutes les haines, qu’ont vécu de nombreux adolescents homosexuels, comme  celui que j’ai été. Non, pas que j’aie été viré de ma maison par mes parents. Mais au quotidien, être homosexuel, c’est se confronter à toutes les insultes, moqueries, humiliations physiques et morales que la cruauté adolescente peut inventer.  Mais le pire avant tout, c’est que, pour beaucoup, cette cruauté quotidienne devient l’image qu’ils se font d’eux mêmes : un monstre d’anormalité que personne ne veut ni ne doit approcher.


Mais là il n’est pas question de ma petite vie. Il s’agit de « gosses » que l’on envoie balader, seuls dans les rues,  leur laissant à penser que personne ne voudra jamais reconnaître en eux l’être humain qu’ils sont, avec la seule vraie norme qui devrait exister : éprouver des sentiments.


Objectif affiché par J.M. Périer,  ébruiter l’action du Refuge, une association Montpelliéraine qui accueille ces jeunes gens dégagés violemment de chez eux. Une succession de témoignages qui en appelle au pathos du lecteur, qui versera surement sa petite larme, tout comme je l’ai fait, et tout comme de nombreux amis (à qui j’ai prêté le livre) l’ont fait.


To be read.

 

CASSE-TOI, par Jean-Marie Périer, aux éditions Pocket.

 

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08 février 2011

Le logement social...

Regard d’Expert

(Interview parue dans le magazine Pote à Pote, numéro 129)

JEAN-ALAIN STEINFELD EST DIRECTEUR GÉNÉRAL DE l’OPIEVOY. CET ORGANISME DE LOGEMENT SOCIAL REPRÉSENTE 50 000 lOGEMENTS ET 21 PROJETS ANRU ET S’EST ENGAGÉ DANS UN GRAND PROCESSUS DE CONSTRUCTION ET DE RENOUVELLEMENT URBAIN

Julien Vanhée : Après des années de renouvellements, constructions, et réno- vations massives, la ségrégation urbaine n’est pas finie. Pourquoi cela n’a-t-il pas marché ?

Jean-Alain Steinfeld : Il y a toujours une confusion entre politique du logement et politique de la ville. La remise en état des logements qui a commencé à l’arrivée de François Mitterrand et qui a connu plusieurs vagues succes- sives l’a fait au fur et à mesure que les normes ont progressé. Aujourd’hui, paradoxalement, le parc public est en meilleur état que le parc privé qui lui, a fortiori, est dégradé du point de vue de l’isolation et des normes. C’est une toute autre chose pour la politique de la ville. En ce sens, l’exclusion s’est plutôt aggravée, puisque les éléments de service public relatifs aux droits communs, c’est à dire l’éducation, les forces de l’ordre, les travailleurs sociaux, les transports, ont continué de décliner quoi qu’on en dise. Donc l’exclusion ne vient pas de l’échec des politiques de réhabilitation qui sont un élément technique nécessaire mais bien du problème qu’on a eu de s’at- taquer aux cités ghettos.


J.V : La politique liée aux ghettos est sur le devant de la scène depuis quelques années. Justement, il y a un échec. A qui la faute?


J.A.S. : Il y a deux choses qui ont été mises en avant sur la politique de la ville. Les crédits spécifiques, mais qui, quand ils ont existé de façon impor- tante, que ce soit avec la loi Delebarre ou sous le plan de rénovation urbaine de Borloo, ont trop souvent été à la place des crédits de droit commun. Et maintenant que les crédits de la poli- tique de la ville décroissent, les quar-

tiers risquent de perdre sur les deux tableaux. Mais la politique de la ville est moins nécessaire qu’une gestion nor- male du droit commun. Et la première chose que demandent les quartiers c’est d’être réinclus dans les villes et agglomérations, y compris du point de vue de la gestion des services publics communaux, nationaux. On ne peut pas se contenter d’effectifs publics très bas et faire un peu d’animation socio- culturelle en contrepartie pour donner l’impression que tout va bien.


J.V : D’un autre coté avec notamment le procès (gagné par SOS racisme) contre l’office HLM de St Etienne, on s’aper- çoit qu’il y a tout de même parfois une politique de ségrégation dans les attri- butions. Que dire du confinement de certaines catégories de personnes dans des quartiers?

 

J.A.S. : Il y a un aspect automatique. Dès lors que vous avez des quartiers qui deviennent peu habitables par des classes moyennes ou simplement sa- lariés modestes, survient alors une accumulation de la misère du monde, dans la mesure où c’est elle qui peut accepter toutes les conditions. Donc plus le quartier est dégradé, et moins le service public est présent, les choses s’accumulent.

 

J.V : Quelles seraient les solutions à apporter à ce problème?

 

J.A.S. : On peut recloisonner, mais, aujourd’hui, je pense que les ségréga- tions ethniques, racistes, ne peuvent pas être totalement disjointes de la ségrégation sociale qui est en train de se faire ou de s’aggraver. On ne peut pas mettre de coté le fait qu’on est obligés de se battre pour obtenir un permis de construire face au refus de la pauvreté et du logement social. Dans pas mal de villes, il reste difficile de planter un panneau avec “ Construc- tion de logements sociaux ”. Tout le monde est ouvert, à condition que ce ne soit pas dans son entourage immé- diat, et la presse témoigne souvent de manifestations contre des projets de logements sociaux. C’est un sentiment qui est très profond. Pas le nôtre, car nous construisons le logement social y compris dans des zones rurales. Mais il faut être conscient qu’on n’arrive pas avec nos populations démunies et des quatre coins du monde dans des conditions éminemment souhai- tées par tout le monde.


J.V : Y aurait il des pressions contre des constructions de logements?

 

J.A.S. : Oui ! Ouvrez Le Parisien (ndlr : édition 15/10/10) il y a encore eu des manifestations ce week-end. Il ne suffit pas de dire aux mairies “vous aurez une sanction ”, ça va aider mais, néan- moins, il y a un égoïsme social qui joue. Et les élus, qui ne veulent pas être les héros de la défaite électorale cèdent.


Propos recueillis par Julien Vanhée

 

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13 octobre 2010

Réforme des retraites: Guerre ou paix?

Alors que les lycéens et étudiants entrent en scène dans la lutte contre la réforme des retraites, des questions se posent sur la continuité du mouvement.

Alors même que, pour la première fois depuis 2006, et la lutte contre le CPE, salariés, étudiants et lycéens se retrouvent ensemble dans la rue massivement contre une réforme; le gouvernement semble plus que jamais déterminé à maintenir sa réforme.

Pourtant, et on le sait bien, la jeunesse, dans les mouvements sociaux a toujours été crainte par le gouvernement. Crainte, parce qu'énergique, et pleine d'espoir. Crainte, parce que rien ne semble pouvoir l'arrêter quand elle est lancée.

Ces derniers temps, on assistait (avec les syndicats de salariés) à des manifestations ponctuelles, une date par mois, voire moins, lorsqu'une réforme déplaisait. Comme si, en fin de compte, il ne s'agissait que d'une mise en scène de lutte pour un combat qu'ils croyaient déjà perdu.

Il semble désormais que ce défaitisme soit désormais disparu, car les manifestations se font plus récurrentes, et les chances de gagner le combat des retraites n'en deviennent que plus grandes. D'autant plus que la majorité de l'opinion publique est en accord avec les syndicats.

Et, avec 3,5 millions de manifestants, on atteint un niveau supérieur à ce qui avait été vu après près de 3 mois de mobilisation pour le CPE. Que dire face à l'autisme grandissant des gouvernants UMP? Bientôt, la seule solution à leur silence sera-t-il de les bouger nous mêmes?

Affaire à suivre!

 

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26 septembre 2010

Sexion D'assaut, haineux et réac..

sexion_d_assaut_photo_1_"Lointaine est l'époque où les homos se maquaient en scred. Maintenant, se galochent en ville avec des sappes arc-en-ciel. Mais vas-y bouge, vas-y bouge.
Toutes ces pratiques ne sont pas saines. (...)
Je crois qu'il est grand temps que les pédés périssent, coupe leur le pénis, laisse les morts, retrouvés sur le périphérique"

 

 

Des paroles d'un autre temps... et pourtant...

 

C'est bien le groupe Sexion d'assaut qui a proféré une telle incitation au meurtre, dans sa chanson "On ta humilié".

 

 Loin de s'excuser, le groupe déclarait aussi "Pendant un temps, on a beaucoup attaqué les homosexuels parce qu'on est homophobe à cent pour cent et qu'on l'assume. Mais on nous a fait beaucoup de réflexions et on s'est dit qu'il était mieux de ne plus trop en parler parce que ça pouvait nous porter préjudice. (...)  Le fait d'être homosexuel est une déviance qui n'est pas tolérable"

 

Liberté d'expression?

 

Dans un pays comme le nôtre, nous bénéficions de la liberté d'expression. Cependant, dans un cas d'appel au meurtre et d'incitation à la haine, on ne peut plus parler d'expression. Cela tombe dans le domaine de l'interdit (loi du 29 juillet 1881):

 

 « Ceux qui, par l'un des moyens énoncés à l'article 23, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende ou de l'une de ces deux peines seulement.

 

Seront punis des peines prévues à l'alinéa précédent ceux qui, par ces mêmes moyens, auront provoqué à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap ou auront provoqué, à l'égard des mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du code pénal. »

 

A tous ceux qui (de manière simplette) seraient tentées de défendre de tels propos au titre de "nan mais quand même ils ont bien le droit de dire ce qu'ils veulent", je serais enclin à répondre qu'ils se rendent par la même complices de tels propos, et peut être même seraient ils en plein accord? On ne peut pas accepter que, dans notre société, on soit tolérant avec la haine...

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26 mai 2010

Loi Besson, loi de la répression

En 2007, les élections présidentielles voient la victoire de Nicolas Sarkozy, déjà tristement connu pour avoir réduit les droits des étrangers dans notre pays, avec notamment la fameuse loi CESEDA de 2006. Dans les expressions électoralistes du triste sire, criminalisation de l’étranger, désormais figure du bouc émissaire de la société, responsable de tous les maux qu’on voudra lui attribuer : Chomage, insécurité, déficit du système social français…

 

Survient alors la création du ministère de l’immigration et de l’identité nationale, scellant dans le paysage institutionnel français la séparation de ceux qui seraient désormais considérés comme étrangers et de ceux qui seraient considérés comme « Français ». Car oui, c’est créer une opposition entre qui peut et qui ne peut pas être français.. Peut on aujourd’hui en France devenir français sans pour autant avoir derrière soi 15 générations qui permettent de prouver votre identité ? Celle-ci désormais sujette à soupçons en tout genre…
L’activité de ce ministère, bien au-delà des traditions « républicaines » n’est pas de pseudo intégrer les étrangers vivant en France, ni même de créer une « cohésion »…. Le but clairement affiché est de « bouter les étrangers irréguliers hors de France ». Pour cela, des objectifs sont fixés, « il en faut 30 000 de moins par an », et tous les moyens sont bons pour y arriver…. En effet, pour arriver à ce chiffre hallucinant, qui représente près 100 expulsions par jour, il faut faire des centaines de milliers d’interpellations en tout genre, et, bien sur, pour interpeller, il est plus aisé aux forces de l’ordre de contrôler ceux qui « ressemblent » à un étranger. Comprendre: les noirs et les arabes. Et dans cette opération, sans en avoir l’air, s’opère une rapide stigmatisation de ceux qui, bien que français, parfois depuis 1, 2, 3 générations, voire plus, deviennent aux yeux de beaucoup des étrangers, responsables du malaise de la société.

 

Il est facile, pour un gouvernement dont l’action sociale est nulle, et qui ne souhaite apparemment pas plus se soucier du chômage, des retraites, de la sécurité sociale et en fin de compte du bien être de la population française, de se choisir un épouvantail. Une crise financière ? On agite l’épouvantail/étranger, et le tour est joué. Nul besoin d’entreprendre une refonte du système financier !

 

Une nouvelle marche dans l’horreur, le débat sur l’identité nationale. Ce qui n’était alors que sous entendus discrets, clins d’oeil politiques à leurs amis d’extrême droite de la part du gouvernement devient désormais concrêt. Avec le débat initié par Eric Besson, les racistes se lachent, y compris au sein même du gouvernement, ou Nadine Morano s’insurge des jeunes musulmans à la casquette à l’envers. Et que dire de ce maire UMP qui estime « qu’on est déjà envahis » ? Et par-dessus cela, Eric Zemmour, le beauf raciste du paysage audiovisuel français, qui croit bon d’asséner toutes les semaines dans ses temps d’antenne que les vendeurs de drogue sont les noirs et les arabes…

 

Comment s’étonner ensuite de la sortie d’une loi aux relants vomitifs ? Cette loi Besson, est en fait la loi de la répression. Mesures pour traiter les étrangers, s’apparentant bizarrement aux mesures utilisées pour traiter les terroristes, comme si franchir le territoire français revenait à poser une bombe… 45 jours de détention pour les sans papiers, alors qu’un français ne peut être gardé à vue plus de 48h sans décision judiciaire… En vérité, du jour au lendemain, sans avoir vu de juge, d’avocat, de médecin ou même d’interprète, un sans-papiers pourra être expulsé manu militari du territoire français. Et en plus de cette expulsion, celui-ci pourra être banni du territoire européen pour une durée de 2 à 5 ans !!

 

Le temps est venu pour tout le monde de dire STOP ! La France ne sera pas un pays inhospitalier, xénophobe. Non, messieurs Sarkozy, Besson et Hortefeux, nous ne vous laisserons pas, faire de telles atrocités au nom d’une récupération électorale, qui ne marche même plus ! Alors maintenant, nous sommes à l’instant T où la tendance doit s’inverser !

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10 mars 2010

Coparentalité: un écran de fumée devant l'homoparentalité

resizerJe me suis intéressé à la coparentalité, parce que l'on m'avait expliqué que celle ci serait un moyen possible de réunir 2 couples (1 de lesbiennes et 1 de gays) autour d'un enfant, sur lequel l'autorité parentale serait partagée. Le concept, intéressant au premier abord car il permettrait aux partenaires de cette parentalité d'avoir un enfant sans passer par les lourdes étapes de l'adoption, ou bien encore le don de sperme à l'étranger, se révèle complexe, et juridiquement incompréhensible par le commun des mortels non formés aux bizarreries de nos lois.


J'ai donc cherché ce que voulait dire "coparentalité", et j'ai pu trouver des milliers de résultats, dont aucun ne m'apportait réelle satisfaction, l'idée restant vague, floue dans mon esprit.


citation du rapport de l'assemblée nationale:


1- Le principe de la coparentalité, qui est assurément le principal apport de la proposition de loi, est clairement énoncé dès le nouvel article 372 du code civil : "Les père et mère exercent en commun l'autorité parentale". Elle s'exerce en commun, quel que soit le statut des parents, qu'il s'agisse de familles constituées dans le mariage ou de familles hors mariage.

Le principe de coparentalité n'est plus lié à celui de la conjugalité. L'interêt de l'enfant dont les parents se séparent n'est pas d'être confié à l'un d'entre eux, mais de conserver dans toute la mesure du possible son père et sa mère.

L'autorité parentale est exercée automatiquement en commun, dès lors que la filiation de l'enfant est établie à l'égard de ses deux parents.

L'exigence de vie commune, requise précédemment pour les parents de l'enfant né hors mariage, est supprimée.

Pourtant, ce principe de coparentalité peut susciter des approches différentes. Certaines associations de parents estiment que la coparentalité implique une notion de couple parental, la recherche d'un équilibre entre deux parents corresponsables et le maintien d'une famille parentale stable.

Cette approche paraît cependant difficile à concrétiser, divorce ou séparation entraînant automatiquement rupture du couple conjugal, avec les désaccords qui s'ensuivent, même si les parents peuvent rester coopérants.

L'essentiel serait que chacun des parents garde la place qui doit être la sienne aux côtés de l'enfant, comme l'indique l'exposé des motifs, chacun respectant ses droits et devoirs envers l'enfant, comme envers l'autre parent

 

Donc, d'après ce rapport, l'autorité parentale reste aux deux personnes qui auront biologiquement "créé" l'enfant. Et qui donc dans le cas de nos deux couples, seraient un gay et une lesbienne, qui auraient tous deux un conjoint... Mais seuls les deux "parents" exerceraient pleinement l'autorité parentale...

Brassage de vent, rideau de fumée, l'expression vous est libre, pour désigner une réalité: l'homoparentalité en France est niée, cachée derrière des interdictions basiques: un couple homosexuel ne peut pas adopter d'enfant, et il ne peut pas non plus partager pleinement l'autorité parentale avec son conjoint.

 

Bien loin de vouloir évoluer, le gouvernement ne prépare aucune solution à cet état de fait, il reste immobile. Aujourd'hui en France, il y a 200 000 parents homosexuels, 11% des lesbiennes et 7% des gays ont un enfant. 45% des lesbiennes, et 36% des gays souhaitent en avoir. Plus de 200 études concluent toutes que les enfants élevés dans des familles homoparentales ne présentent ni plus ni moins de troubles que lorsqu’ils sont élevés dans une famille où sont présents les deux sexes au quotidien. ET qu’il s’agisse du développement  psychologique, de l’identité sexuelle, de l’estime de soi, de la réussite professionnelle ou de


l’orientation sexuelle, aucune différence significative n’est perçue comparativement aux enfants issus de parents hétérosexuels.