resizerJe me suis intéressé à la coparentalité, parce que l'on m'avait expliqué que celle ci serait un moyen possible de réunir 2 couples (1 de lesbiennes et 1 de gays) autour d'un enfant, sur lequel l'autorité parentale serait partagée. Le concept, intéressant au premier abord car il permettrait aux partenaires de cette parentalité d'avoir un enfant sans passer par les lourdes étapes de l'adoption, ou bien encore le don de sperme à l'étranger, se révèle complexe, et juridiquement incompréhensible par le commun des mortels non formés aux bizarreries de nos lois.


J'ai donc cherché ce que voulait dire "coparentalité", et j'ai pu trouver des milliers de résultats, dont aucun ne m'apportait réelle satisfaction, l'idée restant vague, floue dans mon esprit.


citation du rapport de l'assemblée nationale:


1- Le principe de la coparentalité, qui est assurément le principal apport de la proposition de loi, est clairement énoncé dès le nouvel article 372 du code civil : "Les père et mère exercent en commun l'autorité parentale". Elle s'exerce en commun, quel que soit le statut des parents, qu'il s'agisse de familles constituées dans le mariage ou de familles hors mariage.

Le principe de coparentalité n'est plus lié à celui de la conjugalité. L'interêt de l'enfant dont les parents se séparent n'est pas d'être confié à l'un d'entre eux, mais de conserver dans toute la mesure du possible son père et sa mère.

L'autorité parentale est exercée automatiquement en commun, dès lors que la filiation de l'enfant est établie à l'égard de ses deux parents.

L'exigence de vie commune, requise précédemment pour les parents de l'enfant né hors mariage, est supprimée.

Pourtant, ce principe de coparentalité peut susciter des approches différentes. Certaines associations de parents estiment que la coparentalité implique une notion de couple parental, la recherche d'un équilibre entre deux parents corresponsables et le maintien d'une famille parentale stable.

Cette approche paraît cependant difficile à concrétiser, divorce ou séparation entraînant automatiquement rupture du couple conjugal, avec les désaccords qui s'ensuivent, même si les parents peuvent rester coopérants.

L'essentiel serait que chacun des parents garde la place qui doit être la sienne aux côtés de l'enfant, comme l'indique l'exposé des motifs, chacun respectant ses droits et devoirs envers l'enfant, comme envers l'autre parent

 

Donc, d'après ce rapport, l'autorité parentale reste aux deux personnes qui auront biologiquement "créé" l'enfant. Et qui donc dans le cas de nos deux couples, seraient un gay et une lesbienne, qui auraient tous deux un conjoint... Mais seuls les deux "parents" exerceraient pleinement l'autorité parentale...

Brassage de vent, rideau de fumée, l'expression vous est libre, pour désigner une réalité: l'homoparentalité en France est niée, cachée derrière des interdictions basiques: un couple homosexuel ne peut pas adopter d'enfant, et il ne peut pas non plus partager pleinement l'autorité parentale avec son conjoint.

 

Bien loin de vouloir évoluer, le gouvernement ne prépare aucune solution à cet état de fait, il reste immobile. Aujourd'hui en France, il y a 200 000 parents homosexuels, 11% des lesbiennes et 7% des gays ont un enfant. 45% des lesbiennes, et 36% des gays souhaitent en avoir. Plus de 200 études concluent toutes que les enfants élevés dans des familles homoparentales ne présentent ni plus ni moins de troubles que lorsqu’ils sont élevés dans une famille où sont présents les deux sexes au quotidien. ET qu’il s’agisse du développement  psychologique, de l’identité sexuelle, de l’estime de soi, de la réussite professionnelle ou de


l’orientation sexuelle, aucune différence significative n’est perçue comparativement aux enfants issus de parents hétérosexuels.