En 2007, les élections présidentielles voient la victoire de Nicolas Sarkozy, déjà tristement connu pour avoir réduit les droits des étrangers dans notre pays, avec notamment la fameuse loi CESEDA de 2006. Dans les expressions électoralistes du triste sire, criminalisation de l’étranger, désormais figure du bouc émissaire de la société, responsable de tous les maux qu’on voudra lui attribuer : Chomage, insécurité, déficit du système social français…

 

Survient alors la création du ministère de l’immigration et de l’identité nationale, scellant dans le paysage institutionnel français la séparation de ceux qui seraient désormais considérés comme étrangers et de ceux qui seraient considérés comme « Français ». Car oui, c’est créer une opposition entre qui peut et qui ne peut pas être français.. Peut on aujourd’hui en France devenir français sans pour autant avoir derrière soi 15 générations qui permettent de prouver votre identité ? Celle-ci désormais sujette à soupçons en tout genre…
L’activité de ce ministère, bien au-delà des traditions « républicaines » n’est pas de pseudo intégrer les étrangers vivant en France, ni même de créer une « cohésion »…. Le but clairement affiché est de « bouter les étrangers irréguliers hors de France ». Pour cela, des objectifs sont fixés, « il en faut 30 000 de moins par an », et tous les moyens sont bons pour y arriver…. En effet, pour arriver à ce chiffre hallucinant, qui représente près 100 expulsions par jour, il faut faire des centaines de milliers d’interpellations en tout genre, et, bien sur, pour interpeller, il est plus aisé aux forces de l’ordre de contrôler ceux qui « ressemblent » à un étranger. Comprendre: les noirs et les arabes. Et dans cette opération, sans en avoir l’air, s’opère une rapide stigmatisation de ceux qui, bien que français, parfois depuis 1, 2, 3 générations, voire plus, deviennent aux yeux de beaucoup des étrangers, responsables du malaise de la société.

 

Il est facile, pour un gouvernement dont l’action sociale est nulle, et qui ne souhaite apparemment pas plus se soucier du chômage, des retraites, de la sécurité sociale et en fin de compte du bien être de la population française, de se choisir un épouvantail. Une crise financière ? On agite l’épouvantail/étranger, et le tour est joué. Nul besoin d’entreprendre une refonte du système financier !

 

Une nouvelle marche dans l’horreur, le débat sur l’identité nationale. Ce qui n’était alors que sous entendus discrets, clins d’oeil politiques à leurs amis d’extrême droite de la part du gouvernement devient désormais concrêt. Avec le débat initié par Eric Besson, les racistes se lachent, y compris au sein même du gouvernement, ou Nadine Morano s’insurge des jeunes musulmans à la casquette à l’envers. Et que dire de ce maire UMP qui estime « qu’on est déjà envahis » ? Et par-dessus cela, Eric Zemmour, le beauf raciste du paysage audiovisuel français, qui croit bon d’asséner toutes les semaines dans ses temps d’antenne que les vendeurs de drogue sont les noirs et les arabes…

 

Comment s’étonner ensuite de la sortie d’une loi aux relants vomitifs ? Cette loi Besson, est en fait la loi de la répression. Mesures pour traiter les étrangers, s’apparentant bizarrement aux mesures utilisées pour traiter les terroristes, comme si franchir le territoire français revenait à poser une bombe… 45 jours de détention pour les sans papiers, alors qu’un français ne peut être gardé à vue plus de 48h sans décision judiciaire… En vérité, du jour au lendemain, sans avoir vu de juge, d’avocat, de médecin ou même d’interprète, un sans-papiers pourra être expulsé manu militari du territoire français. Et en plus de cette expulsion, celui-ci pourra être banni du territoire européen pour une durée de 2 à 5 ans !!

 

Le temps est venu pour tout le monde de dire STOP ! La France ne sera pas un pays inhospitalier, xénophobe. Non, messieurs Sarkozy, Besson et Hortefeux, nous ne vous laisserons pas, faire de telles atrocités au nom d’une récupération électorale, qui ne marche même plus ! Alors maintenant, nous sommes à l’instant T où la tendance doit s’inverser !