sexion_d_assaut_photo_1_"Lointaine est l'époque où les homos se maquaient en scred. Maintenant, se galochent en ville avec des sappes arc-en-ciel. Mais vas-y bouge, vas-y bouge.
Toutes ces pratiques ne sont pas saines. (...)
Je crois qu'il est grand temps que les pédés périssent, coupe leur le pénis, laisse les morts, retrouvés sur le périphérique"

 

 

Des paroles d'un autre temps... et pourtant...

 

C'est bien le groupe Sexion d'assaut qui a proféré une telle incitation au meurtre, dans sa chanson "On ta humilié".

 

 Loin de s'excuser, le groupe déclarait aussi "Pendant un temps, on a beaucoup attaqué les homosexuels parce qu'on est homophobe à cent pour cent et qu'on l'assume. Mais on nous a fait beaucoup de réflexions et on s'est dit qu'il était mieux de ne plus trop en parler parce que ça pouvait nous porter préjudice. (...)  Le fait d'être homosexuel est une déviance qui n'est pas tolérable"

 

Liberté d'expression?

 

Dans un pays comme le nôtre, nous bénéficions de la liberté d'expression. Cependant, dans un cas d'appel au meurtre et d'incitation à la haine, on ne peut plus parler d'expression. Cela tombe dans le domaine de l'interdit (loi du 29 juillet 1881):

 

 « Ceux qui, par l'un des moyens énoncés à l'article 23, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende ou de l'une de ces deux peines seulement.

 

Seront punis des peines prévues à l'alinéa précédent ceux qui, par ces mêmes moyens, auront provoqué à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap ou auront provoqué, à l'égard des mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du code pénal. »

 

A tous ceux qui (de manière simplette) seraient tentées de défendre de tels propos au titre de "nan mais quand même ils ont bien le droit de dire ce qu'ils veulent", je serais enclin à répondre qu'ils se rendent par la même complices de tels propos, et peut être même seraient ils en plein accord? On ne peut pas accepter que, dans notre société, on soit tolérant avec la haine...