Alors que les lycéens et étudiants entrent en scène dans la lutte contre la réforme des retraites, des questions se posent sur la continuité du mouvement.

Alors même que, pour la première fois depuis 2006, et la lutte contre le CPE, salariés, étudiants et lycéens se retrouvent ensemble dans la rue massivement contre une réforme; le gouvernement semble plus que jamais déterminé à maintenir sa réforme.

Pourtant, et on le sait bien, la jeunesse, dans les mouvements sociaux a toujours été crainte par le gouvernement. Crainte, parce qu'énergique, et pleine d'espoir. Crainte, parce que rien ne semble pouvoir l'arrêter quand elle est lancée.

Ces derniers temps, on assistait (avec les syndicats de salariés) à des manifestations ponctuelles, une date par mois, voire moins, lorsqu'une réforme déplaisait. Comme si, en fin de compte, il ne s'agissait que d'une mise en scène de lutte pour un combat qu'ils croyaient déjà perdu.

Il semble désormais que ce défaitisme soit désormais disparu, car les manifestations se font plus récurrentes, et les chances de gagner le combat des retraites n'en deviennent que plus grandes. D'autant plus que la majorité de l'opinion publique est en accord avec les syndicats.

Et, avec 3,5 millions de manifestants, on atteint un niveau supérieur à ce qui avait été vu après près de 3 mois de mobilisation pour le CPE. Que dire face à l'autisme grandissant des gouvernants UMP? Bientôt, la seule solution à leur silence sera-t-il de les bouger nous mêmes?

Affaire à suivre!