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Casse-toi !


On m’a récemment conseillé un livre de Jean-Marie Périer. Celui ci s’appelle « Casse-toi ».  La couverture, largement explicite, présente le célèbre rainbow flag, annonçant les couleurs LGBT du dit bouquin.


La quatrième de couverture évoquait les histoires de jeunes adolescents homosexuels chassés de chez eux par leurs propres parents. Ici, pas de classe sociale, pas de prétendue race, pas de symptômes. La Haine surgit de nulle part, l’intolérance est omniprésente dans une société que l’on croyait ouverte, désertée par l’homophobie.


Cet ouvrage, ces récits, ces intolérances sonnent toutes comme des remémorations de toute la haine, toutes les haines, qu’ont vécu de nombreux adolescents homosexuels, comme  celui que j’ai été. Non, pas que j’aie été viré de ma maison par mes parents. Mais au quotidien, être homosexuel, c’est se confronter à toutes les insultes, moqueries, humiliations physiques et morales que la cruauté adolescente peut inventer.  Mais le pire avant tout, c’est que, pour beaucoup, cette cruauté quotidienne devient l’image qu’ils se font d’eux mêmes : un monstre d’anormalité que personne ne veut ni ne doit approcher.


Mais là il n’est pas question de ma petite vie. Il s’agit de « gosses » que l’on envoie balader, seuls dans les rues,  leur laissant à penser que personne ne voudra jamais reconnaître en eux l’être humain qu’ils sont, avec la seule vraie norme qui devrait exister : éprouver des sentiments.


Objectif affiché par J.M. Périer,  ébruiter l’action du Refuge, une association Montpelliéraine qui accueille ces jeunes gens dégagés violemment de chez eux. Une succession de témoignages qui en appelle au pathos du lecteur, qui versera surement sa petite larme, tout comme je l’ai fait, et tout comme de nombreux amis (à qui j’ai prêté le livre) l’ont fait.


To be read.

 

CASSE-TOI, par Jean-Marie Périer, aux éditions Pocket.