Chronique du  31 octobre 2011

 

Les débats autour des primaires socialistes, puis juste après, de la crise et d’une note économique de la France ont fait rage ces dernières semaines et ont été l’occasion pour notre président de faire une discrète mais remarquée percée médiatique préparée de longue date.

Si celui ci n’a pas parlé de sa candidature à la prochaine échéance citoyenne, il n’en est pas moins qu’il se poste, travaille son image, pour en sortir comme l’homme providentiel de 2012.

En effet : l’air assuré et parfois rassurant meme s’il est grave, Nicolas Sarkozy, souvent décrié comme l’homme qui a fait doubler la dette de la France, se pose en tant que rempart face à la crise financière mondiale. De plus, suite à une discrétion qui lui est inhabituelle, il a réussi à faire communiquer en douceur le fait qu’il est père. Pas un mot officiel, mais qui aujourd’hui en France l’ignore ?

Le second tour est quasiment posé, l’affaire serait pliée : ce sera Sarko contre François. Et les déclarations de candidature se multiplient, laissant présager une grosse division du monde politique à l’horizon 2012.

Brahim : C’est bien ça pour la démocratie ! non ?

En un sens oui car tous les Français pourront s’exprimer. Mais ce scénario laisse présager une autre vision. En 2002, la gauche partie divisée au premier tour s’est retrouvée absente du second. Et ce, pour laisser la place à un Jean Marie qui faisait honte à la France. Grande leçon électorale pour tous, cet événement est resté encré dans nos mémoires comme le jour où les sondages, les médias et la stratégie politique

Brahim : et on risque quoi là ?

Tout simplement, la fille Le Pen fait des scores élevés, car, reprenant la tradition des ligues d’extrème droite des années trente, elle adopte un discours social, pour des solutions nationalistes. Autrement dit, elle a senti que la crise sociale du pays pouvait faire pousser son parti plus près du pouvoir. J’ai moi même senti que nombre de connaissances n’avaient plus la même aversion pour le parti de la haine qu’autrefois. La seule raison : c’est parce qu’au lieu d’avoir un discours de droite pour des solutions haineuses, on remplace par un discours de gauche, mais on garde les memes solutions.

Mon avertissement est simple : ne tombez pas dans le piège et faites attention aux prochaines élections. Votez bien, en votre ame et conscience !